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Le Monde comme il va, c’est quoi ? - Le Monde comme il va

Le Monde comme il va, c’est quoi ?

Le Monde comme il va est une émission de radio que j’anime depuis 1999 sur Alternantes FM, radio libre et toujours sans pub, qui émet sur la Loire-Atlantique (mais que l’on peut écouter de très loin, via le Net !). A l’animation, il y a moi-même, soit Patsy ; à la technique, Nacer. L’émission a lieu le jeudi vers les 19h10-15, à la suite de l’excellent journal de Rfi.

Le Monde comme il va est un magazine centré sur l’actualité politique et sociale nationale et internationale. Il se veut critique, anticapitaliste et d’inspiration anarcho-communiste, avec une pointe de méchanceté et (pas trop) de mauvaise foi.

A Contretemps
A Contretemps est une revue de critique bibliographique et d’histoire du mouvement libertaire. Elle paraît depuis 2001 « au gré des lectures, des envies et des circonstances ».
Librairie l’Autodidacte à Besançon

La culture pour tous, une vieille idée oubliée … mais pas par tous.

Dans cette société marchande, ouvrir une librairie associative est un pari et une exigence. Un pari car il faut faire vivre le projet, intéresser les gens sur des sujets de société, des conférences, des films, des rencontres.

Une exigence car nous voulons que les livres soient lus par tous ; un effort étant fait pour proposer des ouvrages peu chers. Un pari et une exigence enfin car il s’agit de promouvoir des textes que l’on ne trouve pas dans le commerce … et donc que l’on ne cherche pas forcément.

La forme associative nous permet de rester hors du circuit marchand toujours à la recherche du profit. Nous privilégions, au contraire, la démarche politique des auteurs et des maisons d’édition. L’anarchisme est une façon de s’organiser, de lutter, de vivre mais c’est aussi une culture avec ses théoriciens, ses romanciers, ses compagnons de route et tous ceux qui, n’étant pas ouvertement libertaires, ont nourri sa pensée.

Si nous voulons que les gens gèrent leur vie, prennent en main leur avenir, il faut leur donner les moyens de comprendre et d’agir sur la société. Voilà pourquoi nous avons décidé d’ouvrir cette librairie. Nous fonctionnons grâce à la vente des livres mais aussi et surtout grâce au soutien financier et moral de tous ceux qui se retrouvent dans notre démarche.

Dans nos rayons, vous trouverez des ouvrages sur l’anarchisme bien sûr, mais aussi sur le mouvement ouvrier, le syndicalisme, le féminisme, l’anti-militarisme, l’anti-racisme. Nous avons aussi un vaste choix de littérature prolétarienne, des livres d’occasions, des romans, des beaux livres, des polars…

N’hésitez pas à venir nous voir. Vous rencontrerez par la même occasion les militants du groupe Proudhon de la Fédération anarchiste.

mercredi 18 novembre 2009
Présentation de « Monde-Nouveau »

Monde-Nouveau est un site qui a pour ambition de présenter une réflexion sur la société sans aliénation économique ni oppression politique.

Le nom du site est une référence au livre que Pierre Besnard, l’un des fondateurs de la CGT-SR, écrivit en 1934 : Le Monde nouveau. Dans ce livre, Besnard décrit, à partir d’un examen de la situation concrète de son époque, ce que pourrait être le fonctionnement d’une société dans laquelle les producteurs maîtriseraient leur destin.

Vision utopique ?

Oui, si on entend par utopie la description détaillée d’une société parfaite répondant à des désirs fantasmatiques et dans laquelle on voudrait « organiser le bonheur » sans tenir compte des faits.

Non, si on entend par là une réflexion sur ce que pourrait être une société désaliénée à partir de la réalité de la société d’aujourd’hui. Un programme politique n’est-il pas une sorte d’utopie ? « Un programme politique n’a de valeur que lorsque, sortant des généralités vagues, il détermine bien précisément les institutions qu’il propose à la place de celles qu’il veut renverser ou réformer », disait Bakounine.

Pourtant nous ne prétendons pas proposer un programme comme le ferait un parti se présentant aux suffrages des électeurs.

Nous voulons proposer des pistes de réflexion permettant d’aboutir à un projet de société.

Il se trouve que le mouvement libertaire, contrairement à l’idée reçue, fourmille de réflexions constructives. Ses auteurs ont tracé des perspectives, des lignes conductrices générales pour la société future.

Ces germes de la société nouvelle se trouvent en grande partie présents dans notre vie d’aujourd’hui.

• C’est pourquoi nous voulons proposer à la réflexion des lecteurs les textes classiques de ce mouvement : Fernand Pelloutier, Pierre Kropotkine, Pierre Besnard, Gaston Leval, et beaucoup d’autres.

• Mais les propositions constructives doivent aussi s’accompagner de réflexions critiques. Aussi présenterons-nous des textes des auteurs du mouvement libertaire, ainsi que des réflexions critiques plus actuelles sur le fonctionnement du système capitaliste.

• Enfin, nous présenterons des textes permettant de situer la contribution libertaire dans le mouvement socialiste, textes qui permettront de rendre justice à une pensée extraordinairement féconde.

 
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vendredi 3 septembre 2010
par Eric Vilain
Pierre Besnard. – Les Bourses du Travail
Article de L’ Encyclopédie anarchiste
Organismes de propagande et d’action faisant œuvre de résistance et d’éducation dans la société actuelle, les Bourses du Travail, qui devront se multiplier rapidement en période révolutionnaire, sont appelées à former les bases de la société nouvelle. Elles seront, par destination, les organes de l’organisation du travail, de la répartition des matières premières et des produits fabriqués, de l’échange entre les localités voisines. C’est dans leur sein, par le canal des représentants directs et contrôlés des travailleurs de tous les métiers, de toutes les industries que s’élaboreront les conditions de la vie (…)

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jeudi 2 septembre 2010
par Eric Vilain
Gaston Leval
Anarchisme et abondancisme (1946)
Les libertaires, qui luttent depuis Proudhon, c’est-à-dire depuis un siècle, pour la suppression de l’exploitation de l’homme par l’homme, ne peuvent que se réjouir de voir apparaître des tendances, des groupements, des écoles sociales défendant des idées concordant avec les leurs. Nous ne prétendons pas exercer un monopole idéologique, ni être le seul courant révolutionnaire qui lutte utilement pour l’émancipation des hommes. Nous ne le désirons pas non plus. Nous savons la relativité de notre force, et l’immense puissance du privilège économique et de l’État. Nous ne pouvons également que nous réjouir à (…)

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dimanche 29 août 2010
par Eric Vilain
Fritz Brupbacher. – l’Association internationale des travailleurs. La Conférence de Londres et le Congrès de La Haye
Extrait de « Socialisme et liberté », de Fritz Brupbacher, Editions de la Baconnière – Neuchâtel, 1954.
Bien que l’Internationale n’eût pas tenu de congrès en 1870, le Conseil général, c’est-à-dire Marx, ne convoqua en 1871 qu’une conférence siégeant à huis clos à Londres et composée de délégués soigneusement triés sur le volet. Les Jurassiens, évidemment, ne furent même pas invités. Cette conférence de Londres correspondait au dessein bien arrêté de Marx de faire de l’Internationale sa chose à lui. Pour la bonne cause, sans doute, mais n’est-ce point là l’excuse invoquée (…)

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vendredi 20 août 2010
par Eric Vilain
Bakounine, l’État et l’Église
Paru dans la revue Réfractions, automne 2001
L’approche de la genèse de l’État chez Bakounine diffère de celle de Marx, sans qu’on puisse dire qu’elle s’y oppose. Bakounine suggère que l’État est le résultat de l’appropriation du pouvoir par un groupe déjà constitué et organisé. C’est que le pouvoir est la condition de l’existence d’une société d’exploitation.
L’acte originel de la formation de l’État est la violence. Les premiers États historiques ont été constitués par la conquête de populations agricoles par des populations nomades :
« Les conquérants ont été de tout temps les fondateurs des États, et aussi les fondateurs des Églises. »
L’État est « (…)

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jeudi 19 août 2010
par Eric Vilain
Les tentatives de réconciliation dans l’A.I.T.
James Guillaume : un chapitre de « l’Internationale, documents et souvenirs » sur les funérailles de Bakounine
[ ; Présentation ; ]
Bakounine mourut à Berne, en Suisse, le 1er juillet 1876. Il s’était retiré de la vie politique quelque temps après son exclusion et celle de son compagnon James Guillaume de l’AIT, en septembre 1872. Il ne se retira pas, cependant, sans avoir dit ce qu’il avait à dire, notamment dans un texte intitulé Ecrit contre Marx. Il s’était toujours refusé à entrer dans une polémique publique contre Marx parce qu’il pensait que cela nuirait à l’unité de l’Internationale, et parce qu’il n’a jamais nié la sincérité de l’engagement de son adversaire en faveur de la classe ouvrière.
Avant même son (…)

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