Accueil

Philosophie, économie, religions

Religions

Recherche




Articles contenant les mots ou expressions :


et


Année de publication
(pour les articles)


entre

et


Voyager dans les rubriques

Idées






Auteurs






Histoire




Philosophie, économie, religions




Dans le monde




Débats





Brèves



English, Português, Castellano, Italiano, Farsi






cel-gl@orange.fr

La fermeture de la pensée critique en Islam (revu)

René Berthier

Article mis en ligne le 22 septembre 2014
dernière modification le 13 juillet 2023

par Eric Vilain

La question de l’orthodoxie ne se pose pas seulement dans le monde chrétien du Moyen Age. Elle s’exprime également dans le monde musulman à travers la notion d’ijtihâd, terme au contenu complexe mais qui signifie en gros recherche, effort de réflexion. L’islam a connu une période florissante qui a vu un développement important de la pensée critique, alimenté notamment par la diffusion des traductions en arabe d’auteurs grecs. Cette période a subi un coup d’arrêt vers les XIe-XIIe siècles, qu’on désigne par l’expression « fermeture des portes de l’ijtihâd ». Ce processus se passe justement au moment où on peut dire que les « portes de l’ijtihâd » s’ouvrent dans l’Occident chrétien grâce à l’introduction de la pensée aristotélicienne, par la médiation de penseurs musulmans tels qu’Averroès.

La culture musulmane était alors d’une richesse incroyable dans tous les domaines : mathématiques, sciences de la nature, médecine, arts. Elle avait assimilé l’apport culturel du monde grec antique mais aussi celui de l’Inde. Lorsque les croisés arrivèrent en Terre Sainte, ils apparurent – à juste titre – aux yeux des Arabes comme des barbares grossiers et ignorants.



Fichiers téléchargeables


Document