Ex-Yougoslavie. – Ordre mondial et fascisme local. – Chapitre V

vendredi 30 octobre 2009
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Le conflit qui ravage l’ex-Yougoslavie n’est pas séparable des problèmes de la transition des régimes ex-« communistes » au capitalisme. On ne peut écarter l’explication selon laquelle ces régimes avaient réussi à contenir les rivalités nationales libérées violemment à leur chute. La crise yougoslave n’est rien d’autre qu’une des versions de l’après- » communisme ». On pourrait plus généralement envisager le problème du point de vue de l’opposition entre l’Etat et la société civile dans une période de transition. Si en Pologne et en Hongrie l’Etat s’est effondré, la société civile n’a au moins pas remis en cause l’espace territorial sur lequel l’Etat (l’ancien comme le nouveau) exerçait son autorité.
En RDA, l’effondrement de l’Etat a tout simplement abouti à une fusion avec celui de la RFA dans l’enthousiasme de la société civile. Enthousiasme passager, d’ailleurs, car bien des citoyens de l’ex-RDA ont été surpris de voir que la « liberté » devait se payer par le chômage, les loyers élevés, la suppression des crèches dans les entreprises, etc. ; de même, bien des citoyens de la RFA n’avaient pas pensé que l’unification se paierait par des impôts accrus...
En Tchécoslovaquie la crise entre l’Etat et la société civile s’est résolue par la séparation à l’amiable parce que la question territoriale était relativement bien délimitée. Dans tous ces cas, l’appareil d’Etat et son personnel, issus du communisme, ont pu se reconvertir aux nouvelles formes politiques.


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