L’échec du modèle syndical social-démocrate en France, des origines à 1914

Alain SAUVAGE
samedi 10 septembre 2011
par  Eric Vilain
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L’échec de la Commune de Paris avait décimé le mouvement socialiste en France ; il avait peuplé les bagnes et forcé de nombreux militants à l’exil. La république radicale pouvait s’installer dans la paix sociale et espérer être débarrassée de toute contestation révolutionnaire pendant de longues années. De fait, il faudra attendre vingt ans pour que le mouvement social relève la tête. Mais dans les années qui suivent la Commune, la question qui agite tous ceux qui cherchent à organiser l’Internationale des travailleurs, c’est le résultat de la lutte interne que se livrent les partisans de Marx et ceux de Bakounine.

La question française préoccupera toujours Marx, et il y connaîtra son plus cuisant échec. Dans sa grande majorité, le mouvement socialiste français suit les thèses de Bakounine pour une organisation fédéraliste et décentralisée de l’Internationale. Tous ceux qui joueront un rôle important dans les différents partis socialistes qui se constitueront plus tard se font remarquer à cette occasion. Brousse et Blanqui quitteront le congrès de La Haye qui consacre l’élimination de Bakounine. Jules Guesde lui-même collabore alors au journal de James Guillaume en Suisse où il défend les thèses fédéralistes, estimant que l’efficacité condamne le centralisme dans les organisations ouvrières.


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