La Propriété

« Études proudhoniennes » Tome 2.
dimanche 26 mai 2013
par  Eric Vilain
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Les problèmes soulevés par la critique économique de Proudhon restent aujourd’hui d’une actualité brûlante. Cela est particulièrement vrai de la question de la propriété. Le « message « qu’il lance se fonde sur le constat que le statut de la propriété des moyens de production n’est peut-être pas le critère principal de différenciation des systèmes économiques. Cette question s’est pourtant trouvée au premier plan des débats et polémiques dans le mouvement socialiste des débuts, et les différents courants issus du marxisme n’ont voulu voir comme solution à ce problème que ce qu’ils considéraient comme l’antithèse de la propriété privée : la propriété étatique.

L’originalité de Proudhon réside peut-être dans le fait qu’il a proposé une voie différente dans la réflexion sur le socialisme, ce qu’il appelle un « troisième terme « , qui soit l’opposé du « principe communiste « et du « principe propriétaire « . Une voie qui contourne ce blocage psychologique que la question de la propriété a constitué dans les débats au sein du mouvement ouvrier.

Au-delà de cette question s’en trouve une autre, qui a encore des répercussions aujourd’hui : en effet, la mauvaise compréhension du problème de la propriété et du poids des couches sociales intermédiaires a rendu l’ensemble des organisations de la gauche révolutionnaire incapables d’élaborer des stratégies qui intègrent les classes moyennes et la paysannerie.


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