La mouvance anarchiste dans les années trente

Extrait de “Un regard noir” de Michel SAHUC, Editions du Monde Libertaire.
lundi 22 septembre 2014
par  Eric Vilain
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Dans les années trente, il n’existait pas de réelle unité entre les anarchistes français. Il est donc plus judicieux de parier de « mouvance » anarchiste plutôt que de « mouvement anarchiste ». D’ailleurs à cette époque on parlait de « milieu » anarchiste. Dans son sein se déclinaient des tendances comme les communistes libertaires plate- formistes de la F.C.L. (Fédération communiste libertaire), les synthésistes plus ouverts vers les individualistes de l’A.F.A. (Association des fédéralistes anarchistes) - le conflit plate-forme /synthèse est abordé dans le chapitre suivant - remplacée plus tard par la F.A.F (Fédération anarchiste de langue française), la Fédération des jeunes anarchistes libertaires (F.J.A.L.), des individualistes intransigeants de l’En Dehors, les anarcho-syndicalistes de la C.G.T.- S.R., les moralistes de la revue Plus loin, sans oublier les groupements satellites comme les pacifistes intégraux de la Patrie humaine, la Libre pensée, les végétariens, les végétaliens et d’autres, ensembles hétéroclites qui n’avaient entre eux que des relations très épisodiques, sympathiques dans certains cas et polémiques dans d’autres. Quant à l’U.A. (Union anarchiste) qui se voulait, selon les périodes, plus ou moins « synthésistes », les anarchistes-communistes, les anarcho-syndicalistes et certains individualistes anarchistes, cherchaient à y cohabiter comme de simples courants d’idées à une même théorie.


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