L’offensive réformiste dans la CGT : le Comité d’union syndicaliste (1909-1910)

vendredi 1er janvier 2016
par  Eric Vilain
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Parler de « CGT syndicaliste révolutionnaire » après le congrès d’Amiens, en 1906, est une formule de style qui ne correspond pas à la réalité, dans la mesure où un courant réformiste puissant existait dans la Confédération qui s’évertua constamment à contrer l’orientation révolutionnaire d’une direction confédérale effectivement constituée de syndicalistes révolutionnaires et d’anarchistes, mais dont la position était constamment menacée.

Après huit ans de mandat comme Secrétaire général de la Confédération, Victor Griffuelhes quitte ses fonctions en février 1909 à la suite d’une crise aux causes multiples, parmi lesquelles une série de grèves soldées par des échecs, un sérieux questionnement sur la stratégie et la tactique de la CGT, mais aussi les manoeuvres du courant réformiste visant à déstabiliter la direction de l’organisation, avec la complicité du gouvernement.

Griffuelhes est remplacé le 24 février 1909 par Louis Niel, un modéré, à une
voix de majorité face au syndicaliste révolutionnaire Nicolet. La position de Niel
était très précaire et il ne put résister à l’opposition farouche des syndicalistes
révolutionnaires et des anarchistes qui lui rendirent la tâche difficile, et il
abandonna son poste le 26 mai. Ce n’est que presque deux mois plus tard, le 12
juillet, qu’un nouveau Secrétaire général fut désigné : Léon Jouhaux.


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