Lʼislamisme et la « Déclaration de St. Petersburg » (2007)

mercredi 6 décembre 2017
par  Eric Vilain
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Lʼislamisme et la « Déclaration de St. Petersburg » (2007)

La « Déclaration de St. Petersburg » a été adoptée lors dʼun sommet musulman laïc qui sʼest tenu aux États-Unis les 4-5 mars 2007, organisé et subventionné par le « Center for Inquiry », une organisation à but non lucratif dédiée à lʼéducation et à la diffusion de lʼidée dʼune société laïque fondée sur la science, la raison, la liberté de recherche et les valeurs humanistes. Cette organisation fut fondée par Paul Kurtz, un professeur de philosophie sceptique désigné comme le « père de lʼhumanisme laïque » et membre de nombreuses associations rationalistes.

La « Déclaration de St. Petersburg » [1] (il sʼagit de Saint-Petersbourg en Floride, États-Unis, pas en Russie) est un document signé par un certain nombre de personnalités se déclarant musulmanes et laïques. Ce texte intéressant doit cependant être remis en perspective : on découvre alors des choses beaucoup moins intéressantes.

Déclaration de Saint-Pétersbourg 5 avril 2007

Nous sommes des musulmans laïques et des personnes laïques des sociétés musulmanes. Nous sommes des croyants, des sceptiques et des incroyants, réunis par une grande lutte, non entre lʼOccident et lʼIslam, mais entre le libre et le non-libre.
Nous affirmons la liberté inviolable de la conscience individuelle. Nous croyons en lʼégalité de toutes les personnes humaines.
Nous insistons sur la séparation de la religion de lʼÉtat et sur le respect des droits humains « universels.
Nous trouvons des traditions de liberté, de rationalité et de tolérance dans les riches histoires des sociétés pré-islamiques et islamiques. Ces valeurs nʼappartiennent pas à lʼOuest ou à lʼEst ; elles sont lʼhéritage moral commun de lʼhumanité.
Nous ne voyons aucun colonialisme, de racisme ou de prétendue « islamophobie » dans le fait de soumettre les pratiques islamiques à la critique ou à la condamnation lorsquʼelles violent la raison ou les droits humains.
Nous appelons les gouvernements du monde à :
• Rejeter la loi de la charia, les tribunaux de fatwa, le règne des cléricaux et la religion soutenue par lʼÉtat sous toutes leurs formes ; nous nous opposons à toute peine pour blasphème et apostasie, conformément à lʼarticle 18 de la Déclaration universelle des droits de lʼHomme ;
• « Éliminer les pratiques, telles que la circoncision des femmes, les crimes dʼhonneur, le voile forcé et le mariage forcé, qui favorisent lʼoppression des femmes ;
• Protéger les minorités sexuelles et de genre contre la persécution et la violence ;
• Réformer lʼéducation sectaire qui enseigne lʼintolérance et le fanatisme envers les non-musulmans ;
• Et favoriser une sphère publique ouverte dans laquelle toutes les questions peuvent être discutées sans contrainte ni intimidation.
Nous exigeons que lʼIslam soit libéré de son assujettissement aux ambitions totalitaires d’hommes assoiffés de pouvoir et par les rigides limites de lʼorthodoxie.
Nous enjoignons les universitaires et les penseurs du monde entier à entreprendre un examen sans crainte des origines et des sources de lʼIslam et à promulguer les idéaux dʼune recherche scientifique et spirituelle libre par la traduction transculturelle, lʼédition et les médias.
Nous disons aux croyants musulmans : il y a un bel avenir pour lʼIslam en tant que foi personnelle et non en tant que doctrine politique ;
• aux chrétiens, aux juifs, aux bouddhistes, aux hindous, aux bahaʼis et à tous les membres des communautés de foi non-musulmanes : nous sommes avec vous en tant que citoyens libres et égaux ;
• et aux non-croyants : nous défendons votre liberté sans réserve à remettre en cause et à contester.
Avant d’être un membre de lʼUmma, du Corps du Christ ou du Peuple élu, nous sommes tous des membres de la communauté de conscience, des personnes qui doivent choisir pour elles-mêmes.

Approuvé par :
Ayaan Hirsi Ali ; Magdi Allam ; Mithal Al-Alusi ; Shaker Al-Nabulsi ; Nonie Darwish ; Afshin Ellian ; Tawfik Hamid ; Shahriar Kabir ; Hasan Mahmud ; Wafa Sultan ; Amir Taheri ; Ibn Warraq ; Manda Zand Ervin ; Banafsheh Zand-Bonazzi

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Commentaire

La « Déclaration de St. Petersburg » a été adoptée lors dʼun sommet musulman laïc qui sʼest tenu aux États-Unis les 4-5 mars 2007, organisé et subventionné par le « Center for Inquiry », une organisation à but non lucratif dédiée à lʼéducation et à la diffusion de lʼidée dʼune société laïque fondée sur la science, la raison, la liberté de recherche et les valeurs humanistes. Cette organisation fut fondée par Paul Kurtz, un professeur de philosophie sceptique désigné comme le « père de lʼhumanisme laïque » et membre de nombreuses associations rationalistes. Il se distingua en particulier par sa critique du paranormal. Il écrivit que « les phénomènes paranormaux et religieux ont les mêmes fonctions dans lʼexpérience humaine ; ce sont les expressions dʼune tendance à accepter la pensée magique. Cette tentation a des racines si profondes dans lʼexpérience et la culture humaines quʼelle se réaffire constamment ». Kurtz préconisait le recours à la logique, à lʼobservation et à la science plutôt quʼà la foi, au mysticisme ou à la révélation.

Le « Center for Inquiry » semble disposer de beaucoup dʼargent ; il met en place de nombreux projets – aux États-Unis comme dans dʼautres pays – orientés vers les campus, lʼorganisation dʼ« ateliers de scepticisme », la mise en place de bibliothèques, dʼun « fonds laïque de secours » destiné à soutenir les libres penseurs qui vivent sous la menace des islamistes radicaux, etc. Le Centre se livre à un travail de lobbying sur les questions liées à la science et à la laïcité, la séparation de lʼÉglise et de lʼÉtat. Il fournit également la possibilité dʼaccéder à « une alternative pour ceux qui veulent contribuer aux efforts caritatifs sans lʼintermédiaire dʼune organisation religieuse en cas de grand besoin ». Il sʼoppose au recours à lʼargent public pour financer des initiatives fondées sur la religion. Le CFI a été à lʼinitiative en 2009 du « Jour du blasphème » dans le cadre de la Journée internationale du droit au blasphème.

À première vue, le « Center for Inquiry » a un côté plutôt sympathique, surtout si on pense que cette organisation agit dans une société qui présente avec les sociétés musulmanes cette caractéristique que lʼathéisme est quelque chose de pratiquement inconcevable, où les discours politiques sont parsemés de références aux Écritures Saintes, ou aucun politicien ne songerait à conclure une déclarations sans dire « que Dieu vous bénisse », etc. Constater quʼun sommet sur la laïcité en Islam ait été organisé dans un pays qui est quasiment théocratique serait très encourageant, quoique un peu paradoxal. Mais cʼest lorsquʼon examine le parcours des signataires de la « Déclaration de St. Petersburg », et surtout aussi lorsquʼon regarde dʼun peu plus près ce quʼest ce « International Intelligence Summit » (sommet international sur le renseignement), co-organisateur du sommet, quʼon commence à comprendre que la laïcité nʼest peut-être quʼun prétexte.

Le « International Intelligence Summit » est un forum annuel organisé par des organisations et personnalités de droite, dʼexperts militaires et du renseignement, qui préconisent de nouvelles tactiques dans la « guerre contre la terreur ». Le président de cette organisation est un ancien procureur du minstère de la Justice qui fut un ardent soutien de George W. Bush. Parmi les membres du conseil consultatif de cet organisme se trouvent nombre dʼofficiers et dʼexperts du renseignement liés à des institutions néoconservatrices qui réclament lʼétablissement de liens plus étroits avec Israël. On y trouve également un ancien officier supérieur du Mossad. Le « Intelligence Summit » a des liens étroits avec un certain Michael Cherney, qui en est lʼun des principaux financiers. Cherney est un milliardaire russe vivant en Israël depuis 1995, qui a été accusé par les gouvernements russe et israélien dʼavoir des liens avec le crime organisé international et dʼavoir fait assassiner des rivaux. En 2006, deux anciens directeurs de la CIA démissionèrent de « Intelligence Summit » après avoir eu connaissance de renseignements incriminant Michael Cherney.

Ces gens-là sʼintéressent-ils réellement à la laïcité dans les sociétés musulmanes ?
Maintenant, examinons rapidement le profil des signataires de la « Déclaration de St. Petersburg ».

Ayaan Hirsi Ali, militante féministe, universitaire et ancienne politicienne néerlandaise née en Somalie. Elle a reçu une attention internationale en tant que critique de lʼIslam et plaide pour les droits et lʼautodétermination des femmes musulmanes, sʼopposant activement au mariage forcé, à la violence dʼhonneur, au mariage des enfants et aux mutilations sexuelles subies par les femmes. Ayaan Hirsi Ali a exprimé son soutien à Israël. Saba Mahmood [2] écrit qu’elle « nʼavait aucun profil public jusquʼà ce quʼelle décide de se focaliser sur le sentiment anti-musulman qui a balayé lʼEurope suite aux événements du 11 septembre ».

Magdi Cristiano Allam. Journaliste et femme politique italienne dʼorigine égyptienne, connue pour ses critiques de lʼextrémisme islamique et ses articles sur les relations entre la culture occidentale et le monde islamique. Allam sʼest convertie au Christianisme.
Mithal Al-Alusi. Au milieu du conservatisme croissant et du populisme ethnique et sectaire en Irak, le parlementaire Mithal Al-Alusi, un sunnite arabe, est devenu le principal défenseur des valeurs libérales : libre marché, liberté de la presse, pluralisme religieux, coopération entre les démocraties dans la lutte contre le terrorisme et droits humains – y compris les droits des femmes.
Shaker Al-Nabulsi. Auteur libéral jordano-américain qui insiste sur la signification de la laïcité et de son importance pour lʼavenir du monde arabe... afin de préserver la religion. Selon lui, la « laïcité » signifie la séparation de la religion et de lʼÉtat, excluant le clergé de la politique, et ne permettant pas les partis politiques religieux. Ces mesures sont toutes dans lʼintérêt de la religion : il faut maintenir le sacré (la religion) en dehors du profane (la politique).
Nonie Darwish. Fille du responsable des renseignements militaires égyptiens à Gaza. Élevée dans la haine des Juifs et d’Israël, installée aux États-Unis, elle prend conscience des dangers du jihad et de la charia. Convertie au christianisme, cette essayiste américaine prône, depuis les attentats islamistes du 11 septembre 2001, notamment via ses conférences et son site Internet ArabsforIsrael (Arabes pour Israël) [3], la réforme de l’islam et la paix avec Israël.
Afshin Ellian est un professeur de droit irano-néerlandais, philosophe, poète et critique de lʼislam politique. Il est expert en droit public international et en philosophie du droit. « La liberté dʼexpression risque dʼêtre de plus en plus restreinte en invoquant “lʼislamophobie” et le “racisme”. Et certains intellectuels ont déjà capitulé. »
Tawfik Hamid est un ancien membre de lʼorganisation terroriste islamiste Jamaa Islamiya. Médecin dʼorigine égyptienne, il vit aux États-Unis et milite pour une réforme de lʼislam.
Shahriar Kabir est un journaliste bangladais, cinéaste, militant des droits de lʼhomme et auteur de plus de 70 livres sur les droits de lʼhomme, le communisme, le fondamentalisme, lʼhistoire et la guerre dʼindépendance du Bangladesh.
Hasan Mahmud, né au Bangladesh, émigra au Canada en 1990. Il adhéra au Muslim Canadian Congress en 2003 et joua un rôle déterminant dans la lutte contre l’existence de la Cour canadienne de la charia. Il s’agissait de la toute première cour de la charia dans le monde occidental, qui fonctionnant dans lʼOntario depuis 1991 avec la bénédiction de la loi. Ces cours de justice fondées sur la charia permettaient aux musulmans de faire juger leurs litiges par le droit religieux. Sachant les pressions que devraient subir les femmes de la part de leur entourage, on imagine les difficultés pour une musulmane d’obtenir le divorce. Une procureure générale, Marion Boyd, fut chargée dʼétudier si lʼapplication de la charia allait affecter les gens vulnérables, les femmes, les vieux et les handicapés. Son rapport publié en décembre 2004 conclut que les litiges devaient continuer à être arbitres par la loi religieuse.
Lʼaction très vigoureuse du « Muslim Canadian Congress » et de deux autres organisations aboutit à l’interdiction de tous les tribunaux religieux. Cependant, il semble bien que les partisans de la charia aient beaucoup de soutiens et que cette interdiction ne soit pas appliquée. Selon un sondage, 62% des musulmans vivant à Ottawa, la capitale canadienne, ont exprimé le désir de vivre sous la charia.
Wafa Sultan, psychiatre américaine d’origine syrienne est surtout connue par ses interventions dirigées contre lʼIslam sur la chaîne qatariote Al Jazeera, interventions « relayées par la suite par les nombreuses organisations liées à lʼAmerican Freedom Alliance, et au mouvement « Counterjihad Alliance » auquel se rattachent nombre de figures du mouvement néoconservateur et anti-islam américain. W. Sultan participe aux événements anti-Islam financés par la Fairbrook Fondation, cʼest-à-dire le couple activiste pro-israélien Aubrey & Joyce Chernick.
Amir Taheri est un journaliste iranien vivant en Europe, qui écrit essentiellement sur le Moyen-Orient et sur le terrorisme islamiste. Il est membre de Benador Associates, une firme de relation s publiques dont les clients sont principalement néo-conservateurs. Taheri est aussi un collaborateur fréquent de la revue Politique internationale, dirigée par Patrick Wajsman. Taheri est lʼauteur de plusieurs fausses informations fondées sur des « sources non existantes ». Un exemple parmi dʼautres : le 19 mai 2006, le journal canadien National Post publia une information émanant de Taheri affirmant, à tort, que le Parlement iranien était en passe de voter une loi qui « envisage des codes vestimentaires pour les minorités religieuses, chrétienne, juive et zoroastrienne, qui seront obligées dʼadopter des couleurs les rendant publiquement identifiables ». Le National Post se rétracta quelques heures plus tard après la publication de lʼarticle sur son site web, et blâma Taheri pour avoir diffusé une fausse information. Le 24 mai, le National Post publia les excuses du journal mais Taheri maintint ses positions sur son blog.
Ibn Warraq. Chercheur et islamologue US dʼorigine indo-pakistanaise et critique de lʼIslam. Il est le fondateur de lʼInstitut pour la laïcisation de la société islamique (ISIS) et était, au « Center for Inquiry », chercheur principal sur la critique coranique.

Quelques citations de son livre le plus connu, traduit en français, Pourquoi je ne suis pas musulman. (Éditions LʼÂge dʼHomme, 1999) :

« Si évolution naturelle du polythéisme au monothéisme il y a, alors, ne pourrait-il pas y avoir une évolution naturelle du monothéisme vers lʼathéisme ? »

« Avant même de pouvoir lire ou écrire ma langue maternelle, jʼavais appris le Coran par coeur, en arabe, sans en comprendre un traître mot ; ainsi en est-il pour des centaines de millions dʼenfants musulmans. Dès que jʼai été capable de raisonner par moi-même, jʼai rejeté tous les dogmes religieux que lʼon mʼavait fait ingurgiter. Je me considère aujourdʼhui comme un humaniste laïc, qui croit que toutes les religions sont des rêves dʼhommes débiles, de toute évidence fausses et pernicieuses. »

« Alors quʼon culpabilise tous les Européens avec le colonialisme et lʼimpérialisme occidentaux [...], lʼimpérialisme arabe est au contraire présenté comme un objet de fierté pour les musulmans. [...] Personne ne sʼavise de faire remarquer que lʼislam a colonisé des territoires qui appartenaient à des civilisations anciennes, et que ce faisant, il a écrasé et réduit à néant de nombreuses cultures. »

« Lʼessor du fascisme et du racisme en Occident est la preuve que tout le monde nʼest pas amoureux de la démocratie. Par conséquent, la bataille finale ne sera pas nécessairement entre lʼIslam et lʼOccident mais entre ceux qui attachent du prix à la liberté et ceux qui nʼen attachent aucun. »

Manda Zand Ervin. Écrivaine et militante des droits de lʼHomme iranienne. Manda a occupé des postes dans plusieurs ministères du gouvernement iranien en Iran avant le renversement du Shah par lʼayatollah Khomeini. Après la révolution, elle sʼenfuit en Europe avec dʼautres intellectuels influents. Elle est actuellement basée au Maryland aux États-Unis où elle a fondé et dirige lʼAlliance des femmes iraniennes, aidant celles-ci à jeter les bases dʼune société civile et dʼune organisation de femmes et tente dʼinformer sur le sort des femmes et des enfants de lʼIran.
Banafsheh Zand-Bonazzi. Écrivaine iranienne, productrice de films et militante des droits humains. Zand est membre du Conseil consultatif de lʼ« International Free Press Society », une organisation défendant la liberté de la presse qui, pour subventionner ses activités, s’est distinguée en vendant des exemplaires signés des caricatures de Mahomet. Elle écrit pour le National Review et apparaît à la télévision dans Voice of America (service de diffusion internationale par radio et télévision du gouvernement américain, directement contrôlé par l’État) et Fox TV.

Malgré le côté très intéressant de la « Déclaration de St. Petersburg » et la présence parmi les signataires de cette déclaration de quelques personnalités respectables, il y a quand même un sérieux problème.

En effet, la présence, parmi les organisateurs du sommet, dʼune organisation dont la préoccupation principale est de rassembler des personnalités de droite, dʼexperts militaires et du renseignement, y compris des services de renseignement israéliens, préoccupés par la lutte contre le terrorisme, me conduit à penser ces gens-là ne cherchent pas à développer la laïcité pour elle-même, mais quʼils lʼinstrumentalisent comme une arme de combat contre la religion musulmane. Ce nʼest pas lʼidée que je me faisais de la laïcité.
Ça ne veut pas dire que la lutte en faveur de la laïcité dans les sociétés musulmanes nʼest pas légitime, mais simplement quʼelle sera difficile. Entre le fondamentalisme islamique et la laïcité patronnée par les États-Unis et Israël, il existe heureusement une troisième voie.

René Berthier
03-12-2017


[2Saba Mahmood est une anthropologue US qui enseigne à lʼUniversité de Californie à Berkeley, membre du Center for Middle Eastern Studies, de lʼInstitute of South Asian Studies et du Program in Critical Theory. Elle étudie les sociétés à majorité musulmane du Moyen-Orient et du sud de lʼAsie, en particulier relations entre éthique et politique, entre religion et sécularisme, entre liberté et soumission, entre raison et endoctrinement. Elle sʼest intéressée au genre, aux politiques religieuses et aux relations entre musulmans et non musulmans au Moyen-Orient. Elle a écrit avec Talal Asad, Wendy Brown, Judith Butler, à partir de l’affaire des caricatures du prophète, La critique est-elle laïque ? Blasphème, offense et liberté d’expression (Éditions PUL)

[3Lorsquʼon entre dans ce site, on trouve tout dʼabord un lien en faveur de la « Solidarité avec les israéliens et les populations en danger », ou un site de rencontres « trouve ton âme soeur inshallah »