| Accueil |
Réflexions sur l’histoire |
Recherche
|
|
Voyager dans les rubriques Idées Auteurs Histoire Philosophie, économie, religions Dans le monde Débats Brèves English, Português, Castellano, Italiano, Farsi |
Répression antisyndicale et anti-anarchiste en France de la fin de la Commune à la Grande guerre (Seconde partie) René Berthier
Article mis en ligne le 12 décembre 2014
On tient pour acquis que l’écrasement de la Commune de Paris a provoqué dans le mouvement ouvrier un traumatisme terrible dont il a eu beaucoup de mal à se remettre, et que ce traumatisme aurait été à l’origine des attentats anarchistes. Il n’est pas contestable que la répression fut effroyable et qu’elle provoqua un traumatisme, et que la réaction triomphante se montra ensuite implacable. On ne peut pas remettre ce constat en doute. Un climat de terreur s’était abattu sur le mouvement ouvrier, d’autant que le 14 mars 1872 avait été e votée la « loi Dufaure » qui punit de peines sévères tout individu membre de l’Internationale. Cependant, on s’aperçoit à l’examen qu’il n’a fallu à la classe ouvrière parisienne que deux ans pour réapparaître, timidement certes, mais de façon effective, et que rien ne put ensuite empêcher le renforcement de ses organisations.
|