Le Business de l’aide

mardi 14 juillet 2009
par  René Berthier
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LA PRESSE FRANÇAISE, suivant en cela l’ensemble de la presse des pays occidentaux, se montra d’une stupéfiante partialité lors de la guerre du Golfe de 1991. Dès le déclenchement de l’offensive militaire contre l’Irak, Radio Libertaire se mobilisa pour diffuser des informations tranchant avec le ton belliciste dominant.

Elle fut l’un des rares médias français à proposer des analyses contestant celles qui étaient diffusées sans esprit critique, notamment les âneries concernant l’armée irakienne qui aurait été la « quatrième armée du monde ». On fit même croire aux auditeurs français que les Scud, missiles déjà alors complètement obsolètes et dont la portée ne dépassait pas 600 km, pouvaient atteindre la France.

Radio Libertaire fut surtout l’un des rares médias à dénoncer la mystification des prétendues « frappes chirurgicales » et à annoncer que les bombardements feraient des centaines de milliers de morts parmi les civils.

L’auteur fit partie de ces militants qui assuraient, à tour de rôle, une présence permanente à l’antenne. Il se vit ainsi attribuer la responsabilité d’une émission quotidienne, qu’il nomma, par dérision : « La guerre qu’on voit danser le long des golfes clairs a des reflets d’argent », sans doute le titre d’émission le plus long de l’histoire de la radio.

Après la guerre, l’émission fut renommée « les Chroniques du Nouvel ordre mondial », hebdomadaire pendant plusieurs années, puis bimensuelle jusqu’à sa fin, courant 1997. Le document qui suit fit l’objet d’une émission, courant 1994.


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