Crise du capital, ou crise du travail ?

vendredi 14 août 2009
par  René Berthier
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La force du pouvoir est d’avoir convaincu les masses que la dégradation croissante de leurs conditions de vie est une fatalité, et que la loi du marché est une loi naturelle aussi impossible à transgresser que la loi de la pesanteur. L’arme suprême du capitalisme est de persuader le prolétariat que la lutte des classes n’existe pas : celle-ci peut alors s’exercer impunément à sens unique, au détriment de la classe ouvrière. Le simple constat des faits montre pourtant que la lutte des classes reste non seulement une réalité bien tangible, mais que nous évoluons progressivement vers une situation qui se rapproche de plus en plus de celle du prolétariat du XIXe siècle.

Le vrai discours politique n’est pas celui tenu par les hommes politiques en quête de suffrages et qui tentent de convaincre les masses que les choses vont s’arranger si elles continuent encore de faire des sacrifices, il se trouve dans les documents des organismes internationaux, tels l’OCDE, le FMI ou la Banque mondiale, qui disent les choses crûment ; là, le projet est clairement exposé : supprimer tous les droits sociaux, transformer tous ceux qui ont un emploi en quasi-esclaves et tant pis pour ceux qui n’en ont pas.


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