2004 – Mort de Yasser Arafat

vendredi 28 décembre 2012
par  Eric Vilain
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Le texte ci-dessous, inédit, a été écrit peu après
la mort de Yasser Arafat, le 11 novembre 2004.
La première moitié du texte reprend,
en l’articulant différemment,une partie de
« Israël-Palestine, mondialisation et micro-nationalismes »
paru aux éditions Acratie

Le décès de Yasser Arafat a eu une couverture médiatique digne de celle d’un chef d’État – ce qu’il n’était pas. L’« Autorité palestinienne », terme désignant à la fois la fonction, le statut et le territoire sur lequel s’exerce la « souveraineté » palestinienne, ne recouvre qu’environ 18 % du territoire qui, si on appliquait le droit international, reviendrait aux Palestiniens, ce qui représente peu de chose puisque, par ailleurs, Israël occupe 78 % de la Palestine.
Le lecteur habitué à lire la presse aura constaté que les circonstances du décès du leader palestinien ressemblaient plus à celles qui ont marqué la disparition d’un Franco ou d’un Tito que d’un quelconque chef d’État dont les modalités de succession sont transparentes. Les ouvriers du Livre qui ont connu cette époque se souviennent des « viandes froides » de Franco et de Tito qu’il a fallu remettre constamment dans les tiroirs pendant des semaines parce que les intéressés s’obstinaient à ne pas mourir – ou plus précisément parce que leur entourage retardait le moment de l’annonce de leur décès. Une « viande froide » est un terme d’argot d’imprimerie désignant les pages préparées d’avance en prévision du décès d’un personnage connu.
Si l’Autorité palestinienne était palestinienne sur un très petit territoire, l’autorité qu’y exerçait son président était réelle, voire despotique. Il reste cependant que Yasser Arafat était un symbole de la lutte des Palestiniens et que l’histoire du président disparu se confond largement avec celle de son peuple. Nous proposons donc de faire un tour d’horizon critique de la lutte de ce peuple et du rôle qu’a pu jouer le leader disparu


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