Le congrès syndicaliste révolutionnaire international de 1913

René Berthier
vendredi 12 mai 2017
par  Eric Vilain
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La CGT ne perdait pas de vue la nécessité d’une action internationale et s’efforçait d’organiser une coodination. Alors même que des tensions apparurent en 1902 entre la France et l’Angleterre, des militants de la CGT se rendirent à Londres pour demander la solidarité des ouvriers anglais. En plein conflit franco-allemand sur le Maroc, des mineurs allemands vinrent en France à l’appel des syndicats pour secourir les emmurés de Courrières. En 1903, alors que les dockers hollandais sont en grève, la CGT organise la solidarité dans les ports de Bordeaux, Dunkerque, Le Havre et Marseille. Des caisses de grève internationales, comme celle des typographes, permirent de prolonger des conflits. Lorsqu’un projet de loi sur les retraites est envisagé en 1901, la CGT se déclare « hostile à tout projet qui ne serait pas applicable aux étrangers résidant en France ». En avril 1906 la CGT tint un meeting à Paris pour appeler les travailleurs étrangers à participer à la lutte pour les 8 heures, « considérant que les frontières n’existent que par la volonté de ceux qui ont intérêt à diviser les travailleurs pour les exploiter plus facilement ». Nous sommes en pleine concordance avec les positions de Bakounine, qui insistait sur la priorité absolue de la solidarité internationale.


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