L’AIT : UN ENJEU POLITIQUE

lundi 20 janvier 2014
par  Eric Vilain
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L’histoire de l’AIT, comme celle de la Commune de Paris, constitue un enjeu politique pour les différents courants d’idées qui y étaient présents, et qui tous ont voulu donner leur interprétation des événements. Malheureusement, le mouvement libertaire lui-même a façonné, autour de cette histoire, une mythologie qui n’a pas contribué à en donner une vision rationnelle. Les militants libertaires d’aujourd’hui ont à l’esprit un certain nombre de schémas et d’idées reçues qui n’ont pu perdurer que parce que les héritiers de Bakounine n’ont pas vraiment examiné les choses avec attention.

L’intention de ce travail est tout d’abord de tenter de faire la lumière sur ces idées reçues, quitte à bousculer les habitudes acquises.
Nous avons voulu montrer que les exclusions du congrès de La Haye avaient produit un terrible traumatisme, mais que ce traumatisme avait provoqué des réactions qui n’étaient pas forcément les plus opportunes. Est apparu dans le mouvement libertaire une sorte de « syndrome de la victime » qui a conféré à Marx et à son entourage le rôle de « méchants » alors même que la conséquence la plus directe des exclusions de La Haye a été une victoire éclatante du courant fédéraliste, concrétisée au congrès de Saint-Imier.


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